Premier article : Présentation

Premier article : Présentation
Cet article n'est qu'un article de présentation. Rien à voir avec le reste du blog. Je l'écris juste pour en donner les objectifs : je compte écrire une histoire.
Les premières pages sont déjà écrites mais il faut que je les retravaille, donc vous ne pourrez pas les lire avant la semaine prochaine, d'autant plus qu'elles ont grandement besoin d'être retravaillées. Je ne sais pas encore quelle sera mon histoire car, en fait, je ne sais pas si les pages déjà écrites feront partie de mon "½uvre".


Si je décide malgré tout de les y faire figurer, en voici le sujet de base :
___ - Quand ? Une époque équivalente aux années 30, mais rien à voir avec la période que vous connaissez
___ - Où ? Dans une région de Russie, qui là non plus ne ressemblera pas au pays connu
___ - Qui ? Une bande d'enfants des rues
___ - Quoi ? Un jour, ils doivent quitter le squat où ils ont élu domicile
___ - Pourquoi ? Ils ont été repérés par la Guardia (la Garde)
___ - Et alors ? S'ensuit une fuite désespérée à travers leur pays afin de garder leurs libertés, durant laquelle ils vont devoir supporter la perte d'êtres chers et se débrouiller, malgré leur manque de moyens et leur clandestinité, pour survivre ...

Sinon, je pensais à un autre sujet qui serait celui-ci :
___ - Quand ? Une époque lointaine, pas de date précise, peut-être aux environs du IVè siècle avant notre ère
___ - Où ? En Chine, dans la capitale, nommée Thèbes, mais là encore, le pays que vous connaissez n'a rien à voir
___ - Qui ? Des hors-la-loi, dont une en particulier, considérée comme "chef" de l'une des quatre bandes de la ville
___ - Quoi ? Cette hors-la-loi est arrêtée par les Gardes Impériaux et est présentée à l'Empereur
___ - Pourquoi ? Ses capacités sont nécessaires à la réalisation d'une mission secrète et de la plus haute importance
___ - Et alors ? Tiraillée par ses responsabilités au sein de sa bande, elle décide cependant d'accepter la mission. Au fil de son périple, elle devra faire face aux brigands, au froid et à la solitude, mais surtout à ses démons et à son passé ...

Donc, quand je me serai décidée, je me lancerai dans la rédaction du premier chapitre ou d'un prologue

# Posté le dimanche 22 mars 2009 13:12

Modifié le dimanche 22 mars 2009 16:48

C'est le grand jour

C'est le grand jour
Finalement, je me suis décidée pour le premier sujet, sachant qu'il sera probablement très différent de ce que j'avais imaginé à la base. Mais il me plait ^^ :

____ - Quand et où ? Dans des pays qui ressemblent à ceux de l'Est (Russie, Biélorussie, tout ça)
____ - Qui ? Des enfants des rues, dont deux en particulier
____ - Quoi ? Ils doivent s'enfuir à la suite d'un incident relativement grave
____ - Pourquoi ? Recherchés depuis longtemps, ils doivent fuir à travers leur pays, durant laquelle ils devront lutter pour survivre et garder courage, malgré le manque de moyens et la perte d'êtres chers

J'ai donc déjà écrit le prologue, qui est juste après cet article. Il est un peu long mais vous devrez faire avec ^^.

Donc voilà, maintenant, si l'ébauche de mon sujet vous plaît, vous pouvez continuer votre lecture.

Je précise que je suis ouverte à toutes réflexions, bonnes ou mauvaises, afin d'en faire une ''½uvre'' digne de ce nom. En gros, dites-moi franchement ce que vous en pensez.

Sur ce, bonne lecture !
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# Posté le mercredi 25 mars 2009 12:45

Modifié le lundi 06 avril 2009 15:05

Prologue : 1ère partie

Prologue : 1ère partie
____L'enfant riait lorsqu'il la lançait dans les airs. Elle volait, haut vers le plafond, avant de retomber dans ses bras. Elle riait elle aussi. L'enfant regardait la petite avec amour. Ils étaient beaux à voir tous les deux, heureux dans leur maison de tôle. Ils habitaient dans le ghetto de la partie Est de la ville d'Helinsgrad. Malgré leur extrême pauvreté, ils vivaient leur vie, en famille et en harmonie. Il était aux environs de 15h. Leurs parents étaient au travail à cette heure. La mère faisait des ménages. Le père travaillait dans la maintenance des canalisations de la ville. En bref, il débouchait les égouts. Tous deux partaient tôt le matin, vers les 4h, mais cela leur permettait de revenir à 17h le soir. Pendant ce temps, les enfants étaient seuls. L'ainé avait un peu plus de 5 ans, mais il était déjà grand, solide et fort pour son âge. De plus, il était très débrouillard. C'est lui qui s'occupait de la petite durant la journée. Elle avait à peu près 2 ans, et, bien qu'elle soit très petite pour son âge, c'était un bébé extraordinairement sage et résistant. Il l'aimait beaucoup. Elle le regardait toujours, de ses grands yeux bruns, en souriant. Ce sourire le transportait de joie. Il aurait donné beaucoup pour un seul de ses sourires. Il l'emmenait partout avec lui. Il allait à l'école aussi. Leurs parents payaient cher pour les y emmener. Oui, parce que la maîtresse faisait aussi payer l'école à la petite. Même si elle ne comprenait pas. Et pendant que la maîtresse parlait, que lui l'écoutait, la petite, sur ses genoux, suçait patiemment son pouce, entre deux siestes.

____Mais aujourd'hui, il n'était pas allé à l'école. Il faisait trop chaud. Tellement chaud qu'on ne pouvait pas aller jouer dehors. Alors il jouait dedans. La petite était fatiguée, elle bailla. Il la serra tendrement dans ses bras. Comme il l'aimait ! Il s'était juré de la défendre toute sa vie. De la protéger. Il était son grand frère, après tout. Mais comme il faisait chaud sous la tôle ! Il suait à grosses gouttes et la petite avait les joues toutes rouges. Bon. Ils n'allait tout de même pas rester cuire ici. Il baissa la tête. La petite dormait, à présent. Doucement, il prit leurs deux chapeaux, sa besace, bien qu'elle fut presque vide, et parcourut le kilomètre qui le séparait du cours d'eau boueux que tout le monde au ghetto appelait la rivière. Il la longea sur quelques mètres puis s'assit sur un rocher plat et érodé, sous un arbre, tenant toujours sa petite s½ur contre lui. Il l'observa attentivement, s'assurant qu'elle ne réveillait pas, tout en calant sa besace dans son dos. Après quoi il s'allongea et ferma les yeux. Ce ne fut que quelques 3 heures plus tard qu'il les rouvrit. Sur son ventre, la petite le regardait, inquiète, pouce dans la bouche. Des bruits inquiétants venaient du ghetto. Des bruits de tôle, des cris, des coups de feu. Quelque chose s'y passait, quelque chose de pas drôle du tout. Il hésitait à aller voir, mais que faire de la petite ? Regardant autour de lui, il décida finalement de la cacher dans les hautes herbes, tout en espérant qu'elle ne se mettrait pas à pleurer. Les cris se faisaient de plus en plus proches. Lui qui avait l'habitude d'un calme relatif, entrecoupé de rires joyeux, il commençait à avoir peur. Il jeta un dernier regard vers sa s½ur puis se mit à courir vers le ghetto.
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# Posté le lundi 06 avril 2009 15:18

Modifié le mardi 14 avril 2009 16:15

Prologue : 2ème partie

Prologue : 2ème partie
____Il ralentit lorsque, de loin, il vit les premières maisons du ghetto qui brulaient. En se rapprochant, il vit des hommes en guenilles se battre avec les les membres de la Guardia, dite la ''force répressive''. De jeunes femmes couraient, trainant de jeunes enfants, leur bébé dans les bras. Certains étaient à terre, frappés à mort par les gardes. Lui, le petit garçon de 5 ans, au milieu de cet enfer, avançait, blême, vers la maison de ses parents. Mais c'est à seulement quelques rues de celle-ci qu'il reconnut, allongée face au sol, une silhouette tristement familière. Lentement, il s'en approcha, et s'agenouilla près de ce visage fort et paternel qu'il avait toujours vu souriant. Sa chemise était percée de trous et imbibée de sang, qui s'écoulait le long de son dos cambré. Son père ouvrit les yeux, saisit l'enfant par la nuque et le fixa droit dans les yeux. Aussi proche de l'homme, il entendait, entre deux inspirations, les gargouillis du sang dans le torse de son père. Rassemblant ses dernières forces, il gronda, dans un ultime effort :

'' Protège ta s½ur. Mais surtout ...va-t-en ! ''

____L'enfant resta sans bouger durant de longues minutes, abasourdi par ce ton dur et sans appel qu'il n'avait jamais entendu. Son père était mort. Il le savait. Mais il restait là, comme tétanisé par cette idée. Ce fut le hurlement déchirant d'un nouveau-né qui lui rappela sa s½ur abandonnée. Lentement, les bras ballants, il reprit le chemin de la rivière, sourd aux cris, aveugle aux images défilant devant ses yeux. Aux abords du cours d'eau, il fut tout à coup mu par une peur incompressible, une frayeur grandissante, que chaque battement de c½ur amplifiait davantage. Ce fut sans s'arrêter qu'il prit sa besace, saisit la petite et fonça à travers le cours d'eau pour s'enfuir le plus rapidement possible de cet enfer. Il courut, courut à perdre haleine, s'éloignant toujours plus du ghetto et de ses horreurs. Le seul but de cette course effrénée était de fuir tout ce qu'il venait de voir, d'entendre et de sentir.

# Posté le vendredi 10 avril 2009 12:09

Modifié le samedi 02 mai 2009 08:53

Prologue : 3ème partie

Prologue : 3ème partie
____Il ne s'arrêta qu'à la nuit tombée, lorsque ses forces l'eurent quitté. Alors seulement, il s'assit, essoufflé, épuisé. Il balaya les alentours d'un regard inquiet. Il faisait nuit, il était seul, et le peu qu'il voyait le menait à la conclusion qu'il était dans un désert. Où allait-il bien pouvoir trouver de l'eau ? Puis, dans un sursaut, il se rendit compte qu'il tenait toujours sa petite s½ur serrée contre lui. Elle avait vomi plusieurs fois sur son tee-shirt, mais elle allait bien. Pour l'instant, elle dormait. Ne sachant trop que faire, il se redressa péniblement et repris son chemin d'un pas trainant. Il était inquiet pour la petite. Il ne pensait pas connaître la région et sa seule certitude était qu'il lui faudrait très vite trouver de l'eau. Le plus sage, bien sûr, aurait été de faire demi-tour. Malheureusement, il était trop terrifié à cette idée pour s'y résoudre. Et puis, de toute façon, il n'était même pas sûr de la direction à prendre, et la peur l'empêchait de réfléchir correctement. Les questions se bousculaient dans sa tête, et au fur et à mesure qu'il prenait conscience de sa situation, il désespérait. Très vite, il fit un bilan : il était perdu, en plein milieu d'un désert, durant la saison chaude, sans eau ni nourriture, avec un bébé d'à peine 2 ans. Même dans sa besace, rien ne pouvait l'aider. Seuls y résidaient un couteau, quelques hameçons et du fil à pêche, inutilisables sans un minimum d'eau. Il y avait cependant un vieux bout de pain rassis, mais il ne pouvait le donner à sa s½ur qu'en le pré-mâchant. Fatigué et découragé, il s'assit sous l'un des rares buissons qui trainaient par là et coupa quelques morceaux de pain, qu'il mâcha longuement avant de les donner à sa s½ur. Il n'avait pas faim. Les événements de cette journée lui paraissaient tellement étranges, tellement irréels que cela lui coupait l'appétit. Ce ne fut qu'au bout de longues minutes qu'il s'endormit, sombrant dans un sommeil profond mais peuplé de cauchemars.

____Il fut réveillé le lendemain par un soleil brulant. Par chance, il avait, dans sa précipitation, prit le chapeau de sa s½ur. Bien. Mais il avait oublié le sien. Après quelques minutes d'hésitation, il enleva son tee-shirt et le nettoya un peu en le frottant à du sable. Puis il s'en servit pour se protéger la tête. Durant plusieurs jours, il marcha ainsi, la petite dans ses bras, la protégeant du mieux qu'il pouvait d'un soleil sans pitié. Son dos nu était brulé par ses rayons et par le sable que transportait les rares brises qui traversaient ce désert. Tard le soir, il coupait de petits morceaux de pain, les mâchait, en donnait une partie à sa s½ur et avalait le reste. Puis, après un court sommeil truffé de mauvais rêves, il reprenait sa route. Ce ne fut qu'au bout de 8 jours qu'il commença réellement à s'inquiéter. Ils avaient mangé le dernier morceau de pain la veille au soir, et la petite maigrissait à vue d'½il. Il ne savait quoi faire et ne pensait plus qu'à ça, à comment il allait faire si jamais il ne trouvait aucune habitation. Le temps leur était compté.

# Posté le mercredi 08 avril 2009 17:06

Modifié le mardi 14 avril 2009 16:21

Prologue : 4ème partie

Prologue : 4ème partie
____Deux jours plus tard, un soir, il était assis face à la petite. Il profitait de la fraîcheur. Mais la petite pleurait. Depuis une demi heure. Elle avait faim, et lui aussi. Il réfléchissait avec difficulté à la façon dont il allait résoudre ce problème. Il y avait déjà réfléchi, bien sûr. Mais il revenait à chaque fois à la même solution. Il était faible, était malade, brulé, et n'avait ni eau, ni nourriture. Il n'avait donc pas le choix. Il avait pris sa décision depuis déjà quelques heures mais cherchait encore. Il n'y avait aucune alternative. Il regardait sa s½ur droit dans les yeux. Il se remémorait les dernières paroles de son père. Oui. C'était là la seule chose à faire. Il baissa les yeux. Lentement, il ouvrit sa besace et y saisit son couteau. Il observa la lame, si bien aiguisée, si brillante sous les rayons de la lune. Il regarda encore une fois sa s½ur et la rapprocha de lui. Elle était maintenant entre ses jambes croisées. Puis, fermant les yeux, il incisa son bras de quelques centimètres. Relevant ses paupières, au bord des larmes et serrant les dents, il observa, quelque peu surpris, son sang perlant à la surface de la plaie. Reprenant ses esprits, il entoura cette petite s½ur qu'il aimait tant de son bras valide, et lui fit boire son sang.

____Dans l'après-midi du lendemain, le soleil était plus chaud que jamais. La petite serrée contre l'enfant commençait à peser lourd, malgré sa maigreur, et lui n'avait rien mangé depuis deux jours. Affaibli par le don du sang qu'il avait fait à sa s½ur, il trainait des pieds, chantant des chansons pour se donner du courage, perdant la raison à force de marcher sous ce soleil de plomb. Cela faisait une semaine et demie, presque deux, qu'ils avaient fui le ghetto, mais la fatigue et la faiblesse le faisait douter de l'exactitude de ses souvenirs. De toute façon, il préférait ne pas y penser. La seule pensée claire qui régnait dans ce petit crâne brulant était qu'il devait tout faire pour que sa s½ur survive. Il s'était fixé ce but à défaut, car il ne savait sinon pour quoi ce battre. Le délire s'emparait peu à peu de son jeune esprit. D'où venait-il déjà ? Ah oui, Hesi ... non, euh ... Liné ... non plus ... Héni ... Oh puis peu importait, après tout, perdu dans ce désert, à qui pourrait-il bien aller le dire ? Bon. Son prénom ? Euh ... Ka ... non ... euh ... Bé ... Enfin bref ... Et celui de sa s½ur ? Ah oui, celui-là, il n'était pas près de l'oublier, ah ça non ! Mais, pendant qu'il délirait ainsi à voix haute, il ne s'était pas rendu compte qu'il était tombé à genoux. Vacillant, il continuait à parler, abruti par la lumière et la chaleur, par le vide et la solitude, par la douleur et ses responsabilités. Ce n'est que par réflexe qu'il posa sa s½ur à coté de lui, avant de s'effondrer, anéanti.

# Posté le mercredi 08 avril 2009 17:58